Archives municipales - Patrimoine - Fontenay-sous-Bois

Les noms de voies en E

Ecoles

Boulevard des Ecoles
Boulevard des Ecoles

Calque de topographie de l'égout boulevard des Ecoles, 1896

Le boulevard des Ecoles

Ici, les écoles sont les écoles communales de filles et de garçons du groupe scolaire Victor-Duruy.

L'école Mot, qui se trouve dans cette voie était à l'origine un asile pour enfants.

Pour y accéder, il est décidé en 1845 de percer une nouvelle voie donnant ainsi accès à la Mairie et aux écoles en croisant deux axes: Le Fort de la ville, la rue de Joinville et la rue Notre-Dame.

Pour cela, il a fallu acheter des terrains.

De généreux donateurs, Monsieur Houdart et Monsieur Epaulard, conseillers municipaux, se portent acquéreurs de parcelles pour les donner à la Commune.

Quant à Monsieur Guérin il donne 500 Francs.

Ainsi, une voie publique large de 16 mètres, plantée d'arbres et garnie de trottoirs, pris le nom d'avenue de la Mairie.

 Une fois les écoles construites, la voie prendra le nom d'avenue des écoles ou de boulevard des écoles.

 En 1930, la voie sera rebaptisée boulevard André-Bassée .

Edouard-Maury

La rue Edouard-Maury

A l’origine il n’existait qu’un chemin, appelé sentier Tortu, entre le boulevard de Verdun et la rue Gilbert-Ribatto.

En 1898, alors qu’il était devenu le sentier du Plateau, le conseil municipal décide son prolongement jusqu’au chemin de la Fontaine-des-Carreaux.

En 1899 cette partie est classée en voirie urbaine. L’alignement des 2 tronçons, prévu en 1900 fut modifié en 1914.

La viabilité intervient vers 1923-1924.

En 1908, la rue, devenue entre-temps rue du Plateau, est coupée en deux par le percement de l’avenue Danton.

Afin de raccorder cette dernière à la rue André-Laurent, le conseil prévoyait tout d’abord une rampe. Estimant que celle-ci serait dangereuse pour la circulation, il lui préfère, en 1911, un escalier avec main-courante qui ne sera finalement construit qu’en 1927.

En 1945, la rue du Plateau est dénommée rue Edouard-Maury.


Edouard Maury (1905-1943) employé à la ville de Paris, il habitait rue Anatole-France.

Très jeune, il s’engage dans la vie militante et devient secrétaire du Secours Populaire à Fontenay.

Recherché en tant que militant communiste dès 1939, il échappe de justesse à une arrestation et rejoint la zone des armées.

Démobilisé en août 1940, il entre dans la Résistance. 

Arrêté à la suite d’une dénonciation en août 1943, il est torturé et livré à la gestapo. 

Les nazis le fusillent le 29 décembre 1943.

Retrouvez sa fiche dans le mémorial 1939-1945 

Edouard-Vaillant

Rue Edouard-Vaillant
Rue Edouard-Vaillant

Photographie de la rue Edouard-Vaillant, 1989

Chantier de l'école Edouard-Vaillant
Chantier de l'école Edouard-Vaillant

Photographie de la palissade du chantier de l'école rue Edouard-Vaillant, sans date

La rue Edouard-Vaillant

Voie ouverte en 1974.

Dans cette rue se situent le groupe scolaire Edouard-Vaillant inauguré le 5 mars 1977 et le Relais paroissial Jean-XXIII, inauguré le 21 octobre 1979.


Edouard Vaillant (1840-1915) 

Ingénieur, docteur es-sciences, docteur en médecine et homme politique français. 

Socialiste, il est l'un des élus majeurs de la Commune de Paris; celle-ci le nomma à sa Commission exécutive et le délégua à l'Instruction Civique.

En août 1871, Marx le fait entrer au Conseil général de l'Internationale. Ardent défenseur de la journée de huit heures, il siégea à l'Assemblée Nationale de 1893 jusqu'à sa mort.

Il participa aux regroupements qui façonnèrent la création du Parti Socialiste (SFIO) en 1905.

Eglise

Impasse de l'église
Impasse de l'église

Photographie de l' Impasse de l'église, 1988

L'impasse de l'église

Cette impasse date probablement de la construction de l’église.

Elle devait connaître plusieurs plans d’alignements au fil des temps, en particulier chaque fois qu’il était nécessaire de procéder à la restauration de l’édifice.

Un de ces plans d’alignement nous apprend qu’en 1886 y habitaient 3 propriétaires, Mrs Mouscadet, Vitry et Pitou.

C’est en 1873 que la commune a construit la sacristie, après avoir acheté un terrain à Jean Louis Vitry.

Les culs-de-sac étaient le plus souvent baptisés par les habitants.

Ils porteront au fil des temps des noms évocateurs comme le « cul-de-sac derrière l’église », « du puits », « percé », « fourchu », « de l’égout », du « Grand Hôtel » qui deviendra « de la Fraternité »…

Certains d’entre eux sont devenus des impasses, comme le cul-de-sac- du Sud.

Emeris

Photographie de la rue des Emeris, sans date
Photographie de la rue des Emeris, sans date

La rue des Emeris

Ce nom, très ancien, provient certainement d’une vieille famille Fontenaysienne.

A travers le temps, on le retrouve sous différentes orthographes : Emery, Hemery…

La fontaine d’Emeri se trouvait contre la propriété qui allait devenir le château seigneurial.

Au XVIIIe siècle, André Cobret, le propriétaire de l’époque, procède à des embellissements. C’est ainsi qu’elle fut couverte par une voûte qui soutenait la terrasse du jardin.

Ses eaux étaient captées et transportées par des tuyaux de plomb jusqu’à un regard vivier situé à la lisière du parc de Vincennes dans le clos d’Orléans.

En 1791, la conduite d’eau est supprimée. Les habitants, prenant possession de la fontaine d’Emeri, en eurent pleine jouissance.

En 1826, M. Prevost, bourgeois de Paris et propriétaire d’une maison de campagne à Fontenay, a eu la permission du conseil municipal de pratiquer sous le sol de la ruelle vicinale qui borde sa propriété, une voûte souterraine qui communique de son jardin au petit bois par lui acquis du sieur Sonnette.

Emile-Boutrais

Passage Emile-Boutrais, 1989
Passage Emile-Boutrais, 1989
Société Aerodyne, 2 rue Emile-Boutrais
Société Aerodyne, 2 rue Emile-Boutrais

Publicité de la société Aerodyne, 

2 rue Emile-Boutrais, sans date

La rue Emile-Boutrais

Ancien sentier du peuple n° 1.

Son nom actuel remonte à 1923-1924.

Elle a été viabilisée en 1923 depuis la villa Heitz jusqu’à la rue de Trucy, puis en 1934 entre cette dernière et la rue Beauséjour (d’Estienne-d’Orves).

Le nom d’Emile-Boutrais a été donné pendant un temps à la rue Jean-Jacques-Rousseau prolongée (devenue une partie de la rue Jules-Ferry) entre les rues Dalayrac et Roublot.

Emile Boutrais (1825-1914) 

Rentier, propriétaire fontenaysien de vergers et de terres au lieu-dit la Maison-Rouge.

Il habitait au 49 de la rue Dalayrac et fut conseiller municipal de 1884 à 1888.

Emile-Roux

La rue Emile-Roux

Projetée en 1862 par le conseil municipal sur l’emplacement d’un ancien chemin, la voie est ouverte en 1867 entre la rue de Montreuil (Pierre-Dulac) et la rue Dalayrac dans le but de relier cette dernière à la station de chemin de fer.

Les travaux seront terminés en 1869.

La rue n’ayant reçu aucun nom, le public l’appelle rue de Montreuil prolongée.

 Le conseil municipal décide en novembre 1878, de la baptiser rue de la Vieille-Porte.

La décision devient effective le 12 décembre de la même année par un arrêté dans lequel il est précisé qu’ « il paraît convenable de consacrer par un acte officiel le nom choisi par le conseil ; attendu qu’il est historique et qu’il est celui d’un sentier destiné à lui servir de prolongement dans un temps prochain ».

En 1882, une enquête est ouverte pour effectuer le prolongement entre la rue Pierre-Dulac et le boulevard de Vincennes sur l’emplacement du sentier de la Vieille-Porte.

L'ensemble de la voie est ouvert en 1884.


Pierre Paul Émile Roux (1853-1903) 

Médecin, bactériologiste et immunologiste français.  

Il fut un des plus proches collaborateurs de Pasteur (1822-1895), et fonda avec lui l'Institut Pasteur.

Il découvrit le sérum antidiphtérique, la première thérapie efficace contre cette maladie.

La rue Emile-Roux
La rue Emile-Roux

Photographie de la rue Emile-Roux, 1988

Rue Emile-Roux
Rue Emile-Roux

Carte postale de la rue Emile-Roux, sans date

Société A. Smalle, 18 rue Emile-Roux
Société A. Smalle, 18 rue Emile-Roux

Buvard de la société A. Smalle, 

18 rue Emile-Roux, sans date

Société Léger & Cie, 13-15 rue Emile-Roux, 1958
Société Léger & Cie, 13-15 rue Emile-Roux, 1958

Société Léger & Cie de Charbons, Bois, Mazout, 

13-15 rue Emile-Roux, 1958

Société Bailly Frères, 16 rue Emile-Roux
Société Bailly Frères, 16 rue Emile-Roux

Société Bailly Frères, fournitures générales de bureaux, 

16 rue Emile-Roux, 1966

Emile-Zola

La rue Emile-Zola

En 1926 une partie de la ruelle des Larris a pris le nom de rue Emile-Zola.

Elle fut alignée et viabilisée entre 1937 et 1938.


Emile Zola (1840-1902) 

Journaliste et écrivain français.

Il est considéré comme le chef de file du mouvement naturaliste. Il est l'un des romanciers français les plus populaires au monde.

Ses romans ont connu de très nombreuses adaptations au cinéma et à la télévision.

Sa vie et son œuvre ont fait l'objet de nombreuses études historiques.

A Aix-en-Provence, il fréquente le même collège que Paul Cézanne, et noue une longue amitié avec lui.

En 1864, il écrit sa première œuvre littéraire publiée. 

Trois ans plus tard, en 1867, il écrit "Thérèse Raquin", considéré comme son premier chef-d'oeuvre. 

Mais il est principalement connu pour "Les Rougon-Macquart", fresque romanesque en vingt volumes (notamment "L'Assommoir", 1878; "Nana", 1880; "Au Bonheur des Dames", 1883; "Germinal", 1885; "L'Œuvre", 1886; "La Terre", 1887; "La Bête humaine", 1890; "L'Argent", 1891) dépeignant la société française sous le Second Empire et qui met en scène la trajectoire de la famille des Rougon-Macquart, à travers ses différentes générations et dont chacun des représentants d'une époque et d'une génération particulière fait l'objet d'un roman.

Indigné par la dégradation du capitaine Dreyfus, le 5 janvier 1895, à l’École militaire, il dénonce à la fin de l’année dans trois articles publiés par Le Figaro les campagnes de presse contre la République et les Juifs. 

Convaincu que le véritable coupable de l’affaire Dreyfus est le commandant Esterhazy, qui est acquitté à l’unanimité le 11 janvier 1898, Zola publie dans L’Aurore deux jours plus tard l’article "J’accuse".

Condamné à un an d’emprisonnement et à 3000 francs d’amende, il doit quitter la France le 18 juillet 1898.

Il serait mort asphyxié la nuit, par la combustion lente résiduelle d'un feu couvert, produite par la cheminée de sa chambre. 

Une foule immense rendit hommage à celui qui avait osé mettre en jeu sa notoriété au nom de la morale et de la justice.

Les cendres de Zola sont transférées au Panthéon de Paris le 4 juin 1908, une fois que Dreyfus fut réhabilité. 

Entreprise Schmit, 16 rue Emile-Zola, 1980
Entreprise Schmit, 16 rue Emile-Zola, 1980

Entête de l' entreprise Schmit, décolletage-mécanique générale

16 rue Emile-Zola, 1980

Epoigny

Rue Epoigny
Rue Epoigny

Photographie de la rue Epoigny, 1988

La rue Epoigny

En 1897, la partie du sentier du Haut-des-Angles située entre la rue Pierre-Brossolette et la rue Désiré-Richebois prend le nom de rue Epoigny.

Son élargissement et sa viabilité interviendront en deux temps : en 1911 pour le secteur sud, jusqu’à la rue Squéville.

Il faudra attendre 1930 pour que la voie soit entièrement terminée.

 


Antoine, François Epoigny,

Bienfaiteur de la commune lorsqu’aux termes d’un acte du 3 juillet 1834 il donne à la paroisse de Fontenay-sous-Bois une maison sise rue Notre-Dame qui « devra être affectée spécialement au logement du desservant de la fabrique ».

La fabrique accepte la donation avec les charges qui y sont attachées mais, vu son « extrême pauvreté », compte sur la commune pour accepter de les supporter.

Le conseil municipal, tout en rendant hommage à M. Epoigny de ses dispositions bienveillantes, n’autorise pas la fabrique à accepter cette donation. Il considère que la ville ne peut s’engager pour un temps indéfini à remplir toutes les conditions qu’elle implique et, en outre, que la maison « sera incessamment sujette à réparations » ce qui ne pourrait qu’accroître les charges.

M. Epoigny apporte donc plusieurs modifications à son offre ; il renonce à la rente annuelle et viagère, vend une partie du terrain attenant à la maison qu’il affecte au paiement des frais.

Il est alors établi devant notaire, le 18 avril 1837, un nouvel acte qui confirme à la fabrique sa donation de 1834.

La maison de la rue Notre-Dame devient le presbytère.

Ernest-Renan

Avenue Ernest-Renan
Avenue Ernest-Renan

Carte postale de l'avenue Ernest-Renan 

(Fonds D. Codevelle)

Entreprise R. Bernard, 20 avenue Ernest-Renan
Entreprise R. Bernard, 20 avenue Ernest-Renan

Entête de l'entreprise d'autocars R. Bernard, 

20 avenue Ernest-Renan, 1959

La rue Ernest-Renan

A l’angle de l’avenue Ernest-Renan et de la rue Seyvert se trouve le point culminant de la commune, soit 110 m au-dessus du niveau de la mer.

Le 19 juillet 1910, au moment de l’ouverture du CGC 42 dit des Quatre-Ruelles, il est décidé de donner le nom d’Ernest Renan à la partie comprise entre l’avenue de Montreuil et la route stratégique.

Plus tard, entre l’avenue de Montreuil et le carrefour Danton/Ernest-Renan, le CGC 42 prendra le nom de rue Parmentier.

L’avenue fut plantée d’arbres en 1953.


Joseph Ernest Renan (1823-1892) 

Auteur, philologue, philosophe et historien français.

Il se destine d’abord à devenir prêtre, puis se détourne de sa première vocation pour se consacrer à la philologie et à l’histoire des religions.

En septembre 1848, il est reçu premier à l’agrégation de philosophie. Âgé seulement de vingt-cinq ans, il entreprend la rédaction de "L’Avenir de la science" qu’il laissa longtemps inédit et qui ne paraîtra que quarante ans plus tard en 1890.

Chargé de mission en Italie en 1849 et 1850, il visite Rome, Florence, Padoue et Venise tout en préparant sa thèse de doctorat sur Averroës et l’averroïsme qu’il présente en 1852. Renan se voit alors confier la chaire d’Hébreux au Collège de France. Il a alors 39 ans.

Archéologue, Ernest Renan assuma, lors de l'expédition française de 1860-1861 en Syrie où il fouilla sur les sites antiques de Byblos, de Sidon et de Tyr, se posant alors comme le spécialiste incontestable de la Phénicie.Philologue, épris du monde de la Bible, il traduisit en particulier le "Livre de Job" (1858) et le fameux "Cantique des Cantiques" (1860).

Philologue très versé dans les langues sémitiques, il fut deux fois lauréat de l'Institut; professeur d'hébreu au Collège de France en 1862, Il fit paraître en 1863 la Vie de Jésus, qui est son œuvre capitale, et qui souleva d'extraordinaires polémiques.

Membre de l'Académie des Inscriptions depuis 1856, il fut élu à l'Académie française le 13 juin 1878 en remplacement de Claude Bernard..

Estienne-d'Orves

La rue d' Estienne-d'Orves

Partie de la rue Beauséjour qui fut baptisée rue d’Estienne-d’Orves en 1945.


Honoré d’Estienne d’Orves (1901-1941) 

Officier de marine français.

Capitaine de corvette, il se rallie au Général de Gaulle en 1940, et met sur pied un réseau de renseignements en zone occupée.

Trahi par un de ses compagnons, il est arrêté par la gestapo, torturé, et fusillé au Mont-Valérien.

Fonderie Pourrère, 32bis rue Estienne-d'Orves
Fonderie Pourrère, 32bis rue Estienne-d'Orves

Entête de la Fonderie de cuivre et de bronze Pourrère, 

32bis rue Estienne-d'Orves, 1966

Etterbeek

Place d'Etterbeek
Place d'Etterbeek

Photographie de la place d'Etterbeek en 1974

La place d'Etterbeek

Cette place, inaugurée en 1974, porte le nom d’une commune belge située dans la banlieue sud de Bruxelles.

La commune de Fontenay-sous-Bois est jumelée avec Etterbeek depuis 1972.

Pourquoi un tel jumelage ?

Des Belges Etterbeekois et des Français Fontenaysiens se sont retrouvés prisonniers en Allemagne entre 1940 et 1945.

La liberté retrouvée allait consolider les liens d’amitié tissés derrière les barbelés.

Le 4 juin 1972, le Bourgmestre d’Etterbeek et le Maire de Fontenay-sous-Bois paraphent les parchemins consacrant officiellement le jumelage.

Eugène-Héricourt

La rue Eugène-Héricourt

La voie est formée d’une partie de la rue de la Matène.

Elle prit le nom de rue Eugène-Héricourt en 1961.

Jusqu’à cette date, la rue de la Matène traverse l’avenue de la République et présente une particularité peu banale : chacune des deux parties porte des numéros identiques.

Pour remédier à cet inconvénient qui déroute les riverains et surtout les livreurs, le conseil municipal décide à cette époque de donner le nom d’Eugène Héricourt à la partie de la voie située que Nord de l’avenue et qui débouche rue des Moulins.

 


Eugène Héricourt (1850-1940) 

Conseiller municipal de 1897 à 1908.

En 1933, par testament, il fait donation à la ville de biens mobiliers et immobiliers, dont une propriété sise 8 rue de Rosny.

C’est par gratitude envers ce bienfaiteur de la commune que le conseil municipal a décidé de donner son nom à la partie de la rue de la Matène dont la dénomination devait être modifiée.

Rue Eugène-Héricourt
Rue Eugène-Héricourt

Détail du cadastre de 1978, section Q

Eugène-Martin

Rue Eugène-Martin
Rue Eugène-Martin

Carte postale de la rue Eugène-Martin, sans date

 (Fonds D.Codevelle)

Entreprise Serge Cheniclet Cie,  35 rue Eugène-Martin
Entreprise Serge Cheniclet Cie, 35 rue Eugène-Martin

Entête de l'entreprise Serge Cheniclet Cie, couverture-sanitaires-chauffage central, 

35 rue Eugène-Martin, 1967

Entreprise d'emballages Lenormand, 31 rue Eugène-Martin
Entreprise d'emballages Lenormand, 31 rue Eugène-Martin

Entête de l' entreprise d'emballages Lenormand, 

31 rue Eugène-Martin, 1956

La rue Eugène-Martin

Ancien 1ersentier des Terres-Saint-Victor N° 1, que l’on trouve quelque fois nommé rue Saint-Victor.

La voie prend son nom actuel en 1910.

Elle fut viabilisée par tranches successives : 

  • 1911 entre les rues Dalayrac et Gambetta
  • 1933 pour le tronçon rue Dalayrac et rue Pasteur.

Eugène Martin (1831-1909) 

Ancien directeur de l’usine des Rigollots.

En 1909, il légua à la commune 10.000F de rente annuelle. Les intérêts sont portés tous les ans à l’actif de la Caisse des Ecoles.

Eugène-Süe

Rue Eugène-Süe
Rue Eugène-Süe

Cadastre de 1947 section AR

La rue Eugène-Süe

Ancien chemin des Bourges, qui a été renommé par délibération du 28 décembre 1931.

Elle était située entre la rue d'Alembert et la rue Claude-Bernard. 

Elle a disparu lors des opérations d'aménagement de la Zone à Urbaniser en Priorité (ZUP).


Eugène Süe (1804 - 1857) 

Auteur français.

Principalement connu pour deux de ses romans-feuilletons à caractère social : Les Mystères de Paris (1842-1843) et Le Juif errant (1844-1845).

Son père, Jean-Joseph Sue fils, était chirurgien de la garde de Napoléon 1er, sa marraine n’était autre que Joséphine et son parrain Eugène de Beauharnais. 

Il étudia au lycée Condorcet.

Dandy, voyageur, il hérite à 26 ans de la fortune paternelle, devient l’amant des plus belles femmes de Paris, adhère au très snob Jockey Club dès sa création en 1833.

 Il dilapide la fortune de son père en sept ans, et commence à écrire lorsqu’il est ruiné.

Eugène Sue est l’auteur de sept romans exotiques et maritimes, onze romans de mœurs, dix romans historiques, quinze autres romans sociaux (dont une série intitulée Les Sept Péchés capitaux), deux recueils de nouvelles, huit ouvrages politiques, dix-neuf œuvres théâtrales (comédie, vaudeville, drame) et six ouvrages divers.

Il se convertit au socialisme et écrit Les Mystères de Paris sur le modèle d'un ouvrage qui s'est fait en Angleterre, intitulé Les Mystères de Londres. 

Ce roman suscite un intérêt énorme dans toutes les couches de la société. Le succès est immense et dépasse les frontières.

Il publie ensuite Le Juif errant, également en feuilleton dans le Constitutionnel.

Elu député républicain et socialiste de la Seine le 28 avril 1850. 

Lorsque Louis-Napoléon Bonaparte effectua son coup d’État, il s'enfuit en 1851. Il finit par s’installer à Annecy-le-Vieux où il y vécut de 1851 jusqu’à sa mort.

Décédé le 3 août 1857, il est enterré au cimetière Loverchy d'Annecy.