Archives municipales - Patrimoine - Fontenay-sous-Bois

Les noms de voies en M

Mairie

Photographie de la rue de la Mairie, sans date
Photographie de la rue de la Mairie, sans date

Fonds D. Codevelle

Rue de la Mairie

Rue où se trouvait la mairie jusqu'à la construction de l'Hôtel de Ville en 1973. A cette date, elle devient rue de l'Ancienne Mairie.

Histoire de l'ancienne mairie. 

Maison rouge

Alignement de la rue de la Maison Rouge
Alignement de la rue de la Maison Rouge

Affichette

1934

cote: 1O 68

Rue de la Maison rouge

L'origine de ce nom peut venir de la période gallo-romaine. En effet, les Maisons Rouges, du latin rubia, sont un des indices les plus significatifs du passage d’une voie romaine. 

Maison-Rouge, Croix-Rouge, Carrouge, Ville-Rouge, Rougé, Rougeul, tous les noms en rouge et quelquefois en blanc indiquent la voie. L’explication de ces noms demeure incertaine. Le nom de Maison-Rouge s’applique soit à des localités, soit à des bâtiments (auberges, hôtelleries) d’origine romaine. Pour maison, on pourrait voir un rapprochement avec mansio (auberge). Quant au mot rouge, les maisons antiques étaient badigeonnées de rouge, ou tout simplement construites de briques non enduites. Cette couleur vive les a fait distinguer aux voyageurs, leur offrant un repère visuel. Maison-Rouge est une preuve presque incontestable du passage d'une voie.

Dès 1906, la municipalité se préoccupe de la mise en état du chemin rural n° 25 dit de la Maison-Rouge, du nom d’un lieudit. 

En 1909, lors d'une pétition, de nombreux habitants de Fontenay rappellent que cette « ruelle égout » est la plus utile et la plus passagère de l’endroit.

Des constructions s’y élèvent déjà bien qu’elle ne soit pas éclairée.

Les riverains demandent donc, dans l’intérêt général de la commune, que la viabilité de la rue soit exécutée.

Celle-ci ne sera terminée qu’en 1927.

La crèche départementale, situé à côté, prend également le nom de Maison Rouge. 

En 2008, la municipalité ajoute au nom de la rue celui du Docteur K. Guedj, sans ôter le premier nom de la rue. 


Docteur Khalfa Guedj est né le 27 juin 1911 à Saint-Arnaud, près de Constantine.

Il obtient son doctorat en médecine en 1939. 

Il quitte l'Algérie en 1950, pour s'installer à Fontenay, où il reprend le cabinet du Dr. Quinzly.

En 1965, il prend une part active à la victoire et aux premiers pas de la nouvelle municipalité, dirigée par Louis Bayeurte. Il démissionne de son poste en 1967 à cause de la guerre des six jours, mais reste pleinement impliqué dans la vie locale. 

Président de l'Association communautaire israélite de Fontenay (ACIF), il contribue à la construction de la synaguogue de la rue Jean-Pierre Timbaud. 

Son cabinet médical était situé 37 rue Dalayrac.

Il décède en 2007 et est inhumé au cimetière communal de Fontenay. 

Mallier

Rue Mallier

Ancien 2ème sentier de la Vieille-Porte. 

En 1886, les propriétaires de la rue Mallier réclament son ouverture à la circulation. 

Le maire, Désiré Richebois, pense que cette ouverture doit s’opérer d’abord du côté de la rue de la Vieille-Porte (Emile-Roux). 

La rue sera viabilisée et classée dans la voirie urbaine en 1893.

Carte postale de la rue Mallier, 1911
Carte postale de la rue Mallier, 1911


Mme Veuve Suzanne Mallier (on retrouve cette rue parfois dénommée rue Mallière)

Bienfaitrice de la commune, qui, en 1821 fit don à la ville de terrains qu’elle avait achetés dans le but de les affecter à un nouveau cimetière. 

Celui-ci fut ouvert en 1823.

Jusqu’à cette date, le cimetière était contigu à l’église.

Marais

Rue des Marais

A l’origine le chemin des marais partait de la limite de Rosny et descendait presque en ligne droite jusqu’à l’avenue de Neuilly.

En 1842, un an après l'ouverture du chemin de Grande Communication du Rond-Point de Plaisance à Rosny (avenue de Lattre-de-Tassigny), le conseil municipal délibère sur l’utilité du chemin et son aliénation totale ou partielle.

Mais très utile à l’agriculture, il ne peut être entièrement aliéné, la nouvelle route ne peut le remplacer. 

Le conseil décide donc de le conserver en limitant sa largeur à deux mètres, pour faciliter le passage d’une voiture à cheval.

En 1846, une partie du chemin sera déclassée depuis la traversée de l’avenue de Lattre-de-Tassigny jusqu’à la rue Pierre-Grange actuelle.

Le chemin traversait une zone marécageuse que les noms des lieux-dits évoquent encore : Les marais sous le bois de l’Aulnaye, Les sablons des marais, Les marais près le Bois-Cadet.

Photographie de la rue des Marais, 1989
Photographie de la rue des Marais, 1989

Marceau

Rue Marceau

Voie n° 8 du plan d’aménagement de la zone du Fort, ouverte en 1929 sur l’emplacement du 2e sentier des Priets. 

Elle fut baptisée rue Marceau en 1937.

 

Société SMF, 13 rue Marceau
Société SMF, 13 rue Marceau

Carte publicitaire de la Société Moulages matières plastiques Fontenaysienne

Sans date


François Séverin Marceau (1769-1796)

Général mortellement blessé par les Autrichiens, en 1796, après s’être distingué au commandement de l’armée de l’Ouest (1793) puis à la bataille de Fleurus (1794).

Marcel et Jacques-Gaucher

Rue Marcel et Jacques Gaucher

Ancien chemin du Pommier, devenu rue Castel, sa viabilité est prolongée jusqu’à la rue du Bordiot (rue Jean-Jacques-Rousseau) en 1897.

L’usine Gaveau, fondée en 1847, s’installe à Fontenay sur un terrain de 30.000 m2. 

La fabrique de pianos occupe 14.000 m2 environ, le reste étant consacré à la cité ouvrière où loge le personnel. 

Elle comprend 2 immeubles et 29 villas, des voies privées déjà éclairées à l’électricité en 1900. A cette époque on fabrique 2.000 pianos par an.

Le 12 mars 1908, à 21 heures, un gigantesque incendie qui devait durer deux jours se déclare. 

Les pompiers des villes environnantes sont appelés en renfort mais l’usine est complètement détruite et presque toute la ville s’en trouve privée d’eau…

Il faudra un an pour reconstruire l’usine.

En 1920, lorsque la Société Hoffmann-Laroche achète 12.000 m2 de terrains pour y bâtir une usine de produits pharmaceutiques, elle demande l’établissement d’un égout entre la rue du Bordiot et sa propriété.

C’est en 1945 que le conseil municipal donne les noms de Marcel et Jacques Gaucher à une partie de la rue Castel – du boulevard de Vincennes à la rue Emile-Roux – afin d’honorer la mémoire de deux résistants Fontenaysiens.


Marcel Gaucher (1894-1944) et son fils Jacques Gaucher (1920-1945) 

Résistants fontenaysiens de la première heure.

Tous deux ont été à l’origine de la formation des premières organisations de renseignements et des liaisons entre les réseaux naissants.

Dénoncés, ils sont arrêtés en octobre 1941. 

Après deux mois passés à Fresnes, ils sont transférés en Westphalie, traînés de prison en prison. Séparés, Marcel est condamné à 5 ans de travaux forcés et meurt le 24 décembre 1944.

Quant à Jacques, après des internements successifs, il disparaît le 18 avril 1945. Personne ne devait le revoir.

Retrouvez Jacques Gaucher dans le Mémorial 1939-1945 

Retrouvez Marcel Gaucher dans le Mémorial 1939-1945 

Mare-à-Guillaume

La rue de la Mare-à-Guillaume

En octobre 1981, le conseil municipal décide de donner le nom de Mare-à-Guillaume à la voie desservant la galerie marchande du centre commercial et les immeubles construits au-dessus de celle-ci.

Ce nom, venant d’un ancien lieu-dit, est choisi pour établir un lien entre le passé et le présent.

Maréchal-Joffre

Photographie de l' avenue du Maréchal-Joffre, le 1er mars 1980.
Photographie de l' avenue du Maréchal-Joffre, le 1er mars 1980.

cote : 303W 12

L' avenue du Maréchal-Joffre

La décision d'ouvrir un chemin de grande communication n° 42 est prise en 1931 entre le boulevard de Verdun et le Rond-point de Plaisance (Neuilly-Plaisance). 

Les expropriations sont effectuées en 1832 et les travaux sont exécutés les années suivantes. 

La nouvelle voie est nommée avenue du Maréchal-Joffre en 1937.

En 1983, l'avenue prend fin à la place Charles-de-Gaulle suite à l'aménagement de la zone à urbaniser en priorité (ZUP).


Joseph Joffre (1852-1931), 

Militaire français, Maréchal de France, commandant en chef des forces françaises en 1914. Il remporta la bataille de la Marne.

Confronté à l'impasse de la guerre de position sur le front Ouest, ses offensives de l'hiver 1914-1915 (en Champagne), du printemps 1915 (en Artois), de l'automne 1915 (de nouveau en Artois et en Champagne) et de l'été 1916 (sur la Somme) échouent. 

En 1918, il est élu à l'Académie française.

Marguerite

Etablissements A. Vander Borght, 16 rue Marguerite,1957
Etablissements A. Vander Borght, 16 rue Marguerite,1957

Etablissements A. Vander Borght, fabricant de L'Eunol, conservateur scientifique

Société des Etablissements Pierre, 6-8 rue Margueritte, 1970
Société des Etablissements Pierre, 6-8 rue Margueritte, 1970

Société des Etablissements Pierre, outillage-découpage-emboutissage

Rue Marguerite

Voie ouverte en 1925.

Elle fut tout d’abord dénommée rue Nouvelle. 

En 1928, elle devient la rue Marguerite, du prénom de la propriétaire du lotissement, Madame Marguerite Josserand. 

Marigny

Carte-photo de l'Avenue Marigny, sans date
Carte-photo de l'Avenue Marigny, sans date

Société Gatineau, 82 avenue Marigny
Société Gatineau, 82 avenue Marigny

Entête de la société Gatineau, fabricant de Tinxirol

Etablissement d'horticulture A. Régnier, 44 avenue Marigny
Etablissement d'horticulture A. Régnier, 44 avenue Marigny

Facture à entête des établissements A. Régnier,1896

L' avenue Marigny

Ancienne avenue Daumesnil, elle devient l'avenue Foch par délibération le 29 janvier 1952.

Marronniers

L' avenue des Marronniers

Route puis avenue.

La présence des marronniers est probablement à l’origine du nom de baptême de la voie.

Carte postale avenue des Marronniers, 1908
Carte postale avenue des Marronniers, 1908

Fonds D. Codevelle

Martyrs de la Liberté

Le carrefour des Martyrs de la Liberté

Le carrefour, autrefois appelé de carrefour de Neuilly, est devenu le carrefour des Martyrs-de-la-Liberté en 1970. 

Le 24 mai 1987, suite à une souscription du comité local de la Fédération nationale des déportés et internés, résistants et patriotes ((FNDIRP) fut érigé le Mémorial des Martyrs de la Liberté, oeuvre de Maurice Cardon .



Matène

Rue de la Matène

A l’origine partie du sentier des Rosettes qui aboutissait rue des Belles-Vues et dont un tronçon disparut lors d’un effondrement des carrières en 1925 ou 1926. 

La viabilité date de 1932.

Chemin de la Matène

Nom donné à l’ancien sentier qui partait de la rue des Moulins pour aboutir rue du Châtelet.

Mauconseil

La rue Mauconseil

L’origine de ce nom reste totalement inconnue.

S’agit-il du nom d’un seigneur n’ayant laissé nul souvenir dans la mémoire locale ? 

Ou simplement de l’expression « mauvais conseil » en ancien français ?

La lecture des matrices cadastrales nous révèle que pendant la première moitié du XIXe siècle, les habitants de la place d’Armes étaient domiciliés rue Mauconseil.

Une délibération de 1834 le confirme en rappelant que « la rue commence à l’église, traverse la place d’Armes et se termine place Mauconseil ».

Dans cette voie nous avons retrouvé pour l’année 1831 : Frédéric Gambard, pâtissier-traiteur ; Grégoire Garré, débitant de tabac ; Jean Nicolas Gérard, épicier ; Etienne Gosse, boucher ; Pierre Jacques Vitry, boulanger. 

Un peu plus tard viendra s’y installer Cyprien Bonnard, tonnelier.

En 1856, le conseil municipal estime qu’il est indispensable d’établir une fontaine-abreuvoir place Mauconseil « pour le service de laquelle les eaux de la fontaine des Rosettes qui est établie dans les champs et en dehors de toute agglomération d’habitations, pourraient être utilement employée ».

En 1927, lors de l’élargissement de la place Mauconseil, il est décidé de supprimer la fontaine qui d’ailleurs n’était plus alimentée.

Maison Haussonville, 4 rue Mauconseil
Maison Haussonville, 4 rue Mauconseil

Carte-calendrier, Maison Haussonville, fleurs naturelles, sans date

Entreprise de réparations de garnitures automobiles A. Lebert
Entreprise de réparations de garnitures automobiles A. Lebert

Entreprise A Lebert, sellerie-maroquinerie-réparations de garnitures automobiles, 

10 rue Mauconseil, sans date

Maurice-Barthélémy

Rue Maurice-Barthélémy

Est l'ancienne rue des Cailles, chemin de culture, qui fut viabilisée en 1926.

Elle prend son nom actuel en 1946 en hommage à une victime de la guerre 1939-1945.

Plaques de rue Maurice-Barthélémy, 1988
Plaques de rue Maurice-Barthélémy, 1988


Maurice Barthélémy (1921-1944) 

Mécanicien de précision. 

Il était membre d'une organisation de la Résistance.

Pendant les combats de la Libération, il fut tué par les Allemands, à Vincennes, à l'angle des rues du Midi et Raymond-de-Temple.

Retrouvez Maurice Barthelemy dans le Mémorial 1939-1945 

Maurice-Couderchet

Rue Maurice-Couderchet

Dès 1904, le conseil municipal projette d’ouvrir une voie partant de la rue du Parc (rue du Commandant-Jean-Duhail), à la hauteur de la rue Saint-Vincent, pour rejoindre la place d’Armes par la rue Notre-Dame : « cette opération est réclamée depuis longtemps par la population et rendra de réels services aux personnes étrangères à la commune, en reliant directement la gare au centre ». 

Le projet est débattu en 1911, 1928, 1931 et 1933…

La rue sera ouverte en 1935. 

Appelée jusqu’en 1945 rue Notre-Dame-Prolongée, elle prend alors le nom de Maurice Couderchet.

Commerce Beauté-Parfums, 1 rue Maurice-Couderchet
Commerce Beauté-Parfums, 1 rue Maurice-Couderchet

Affichette du commerce Beauté-Parfums, sans date


Maurice Couderchet (1901-1943)

Ouvrier-métallurgiste.

Il habitait Fontenay depuis 1931..

Membre de la Résistance, il est arrêté le 12 août 1942. 

Il est interné à Poissy puis à Melun. 

Un tribunal français le condamne à 5 ans de prison et livre son dossier aux Allemands. 

Transféré à Fresnes, il est alors condamné à mort et fusillé au Mont-Valérien le 29 décembre 1943.

Retrouvez Maurice Couderchet dans e Mémorial 1939-1945 

Maxime-Gorki

Allée Maxime-Gorki

Voie ouverte en 1967. 

Cette allée dessert la résidence Romain-Rolland et permet l’accès au square Marcel-Paul. 

Elle se poursuit par un sentier qui mène à la rue Gabriel-Lacassagne. 

Au n°4 se trouve la ludothèque Romain-Rolland, la première créée à Fontenay le 16 septembre 1974. 

Le groupe scolaire Romain-Rolland, inauguré en 1970, fut la première école du grand ensemble.

Photographie de l'allée Maxime-Gorki, 1989
Photographie de l'allée Maxime-Gorki, 1989


Alexis Maximovithc Pechkov, dit Maxime Gorki (1868-1936) 

Ecrivain fondateur de la littérature réaliste et sociale en Russie.

Il est l'auteur des Bas-Fonds et de La Mère.

Il fut engagé politiquement et intellectuellement aux côtés des révolutionnaires bolcheviques.

Maximilien-Robespierre

La rue Maximilien-Robespierre

Voie ouverte en 1974.

 


Maximilien de Robespierre (1758-1794) 

Avocat, homme politique révolutionnaire français.

Il réussit de brillantes études au lycée Louis le Grand à Paris où il s'enthousiasme pour les idées de Jean-Jacques Rousseau.

Il s'engage dans la politique et est élu en mai 1789 député du Tiers Etats de l'Artois pour les Etats généraux.

Siégeant à l'Assemblée nationale Constituante, Robespierre se fait remarquer par son éloquence en défendant la liberté de réunion, la liberté de la presse, le suffrage universel ainsi que l'instruction gratuite et obligatoire. Il milite au Club des Jacobins dont il prend la tête en avril 1790 grâce à sa réputation d'intégrité, qui lui vaut le surnom d'Incorruptible. D'abord partisan d'une monarchie constitutionnelle, il devient, après la trahison de Louis XVI, l'un des principaux adversaires de la monarchie et s'impose comme un partisan des réformes démocratiques.

Après la chute de la monarchie, Robespierre est élu à la Convention nationale mais choisit d'être représentant de Paris. 

Il contribue à faire voter la condamnation à mort de Louis XVI.

Robespierre atteint le sommet de sa puissance en juin 1794, en étant élu président de la Convention nationale grâce au soutien de la Commune de Paris.

L'intensification de la Terreur qui découvre toujours de nouveaux "ennemis du peuple" conduit des membres de la Convention nationale et du Club des Jacobins à organiser une conspiration. 

Robespierre est mis en minorité à la Convention nationale et destitué le 27 juillet 1794.

Mis en garde à vue à l'Hôtel de Ville, il ne peut être sauvé par un soulèvement de soldats de la Commune de Paris. 

Il meurt guillotiné le 28 juillet.

Médéric

Rue Médéric

Ancien chemin de la Fosse-aux-Malades dit aussi de la Bienfaisance.

Il tenait son nom de la proximité de la maladrerie. 

En 1892, le conseil municipal demande son classement en voirie communale et le met en état de viabilité sous le nom de rue de l’Hospice. 

En 1945, la voie devient la rue Médéric.

Michelet

Place Michelet

La place Michelet se situe à l’emplacement de l’ancienne Mare-aux-Marchais.

Celle-ci devait subir bien des transformations au fil du temps. Une partie fut englobée dans la route stratégique, lors de sa construction. En 1900, elle est à nouveau modifiée de façon à laisser la place à un chemin de 5 à 6 m de large. En 1903, il est question de sa suppression, car elle est appelée à se dessécher par suite des travaux d’assainissement de la route stratégique, il est prévu de la remplacer par une borne-fontaine pour les besoins de l’agriculture. Devenue « source d’infection » un groupe d’habitants demande en 1904, par pétition, sa suppression. Le conseil municipal promet que les travaux seront exécutés sous peu et qu’on installera une borne-fontaine. Devenue la place des Marchais, elle est plantée d’arbres en 1905, et prend le nom de place Michelet en même temps que la rue.

Rue Michelet

Ancienne rue de la Plâtrière dénommée rue Michelet en 1931. 

Elle fut viabilisée en 1933.


Jules Michelet (1798-1874)  

Historien français, professeur au Collège de France.

Auteur d'une histoire de la Révolution française, publiée en 1847, et d'une Histoire de France (1833-1846 et 1855-1867).

Il a également écrit différents essais et ouvrages de mœurs dont certains lui valent des ennuis avec l'Église et le pouvoir politique. 

Libéral et anticlérical, il est considéré comme étant l'un des grands historiens du XIXe siècle.

Mirabeau

La rue Mirabeau

Partie de l'ancien sentier des Prés Lorets.

La voie fut dénommée vers 1926, puis viabilisée en 1935.


Honoré Gabriel Riquetti, comte de Mirabeau (1749-1791) 

Ecrivain, journaliste, homme politique révolutionnaire français.

Souffrant de malformations physiques (un pied tordu, deux grandes dents et une énorme tête) et défiguré à l'âge de trois ans par la petite vérole, il compense sa laideur impressionnante par une remarquable intelligence et vivacité d'esprit.

Mirabeau étudie le droit à l'université d'Aix-en-Provence. Il mène une vie de débauche et a des relations très difficiles avec son père. Pour le soustraire à ses dettes ce dernier le fait enfermer plusieurs fois au fort de Vincennes.

Condamné à mort par contumace, il est emprisonné pendant trois ans dans le fort de Vincennes où il écrit "Lettres à Sophie" et rencontre le marquis de Sade qui y est enfermé à cette époque.

Libéré en 1780, Mirabeau essaie de vivre en écrivant et publiant des textes politiques et notamment un Essai sur les lettres de cachet et les prisons d'État (1782). 

En 1786, Talleyrand lui obtient une mission secrète de six mois à Berlin.

A la veille de la Révolution, rejeté par la noblesse, Mirabeau est nommé au Tiers-état d'Aix-en-Provence en 1789 puis à l'Assemblée nationale dont il devient l'un des plus illustres orateurs grâce à son éloquence hors du commun.

Il est l'auteur de la célèbre phrase prononcée pendant les États généraux, lors de la séance royale du 23 juin 1789 :

"Allez dire à ceux qui vous envoient que nous sommes ici par la volonté du peuple, et qu'on ne nous en arrachera que par la puissance des baïonnettes."

Mirabeau participe à la rédaction de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen.

Avec Condorcet, La Fayette et l'Abbé Sieyès, il fait partie de la Société des amis des Noirs qui défend l'abolition de la traite des Noirs et la fin progressive de l'esclavage.

Il contribue à la nationalisation des biens du clergé.

Mirabeau meurt brusquement, usé par le travail et les excès, à l'âge de 42 ans.

Sa mort est perçue comme un deuil national et son corps est amené en grande pompe au Panthéon. Le 16 avril 1791, un service solennel fut célébré à l'église Saint-Germain-l'Auxerrois. La municipalité et la Garde Nationale escortaient les drapeaux.

En 1792, on découvre par sa correspondance qu'il s'était rallié secrètement au roi Louis XVI qu'il informait et conseillait en échange d'argent pour payer ses dettes.

Il est accusé de trahison et sorti du Panthéon en 1794.

Mocards

Photographie de la rue des Mocards, 1989
Photographie de la rue des Mocards, 1989

Carte postale de la rue des Mocards
Carte postale de la rue des Mocards

Fonds D.Codevelle

La rue des Mocards

Ancienne ruelle des Mocards, on retrouve quelques fois ce mot orthographié « Moquarts ».

Pendant quelques temps on a donné le nom de rue des Mocards au sentier de la Fosse qui allait devenir la rue Gambetta en 1910.

La rue des Mocards fut alignée et viabilisée entre 1935 et 1936.

Molière

Photographie de la rue Molière, 1989
Photographie de la rue Molière, 1989

La rue Molière

Elle a pour origine l'ancien sentier des regards.

Elle est nommée en 1928. 

En 1932 et 1933, elle fait l'objet d'une opération d'alignement et de travaux de viabilité.

En 1954, une modification du plan d'aménagement pour mise en "réserve pour service public" est décidée pour l'agrandissement du groupe scolaire et la construction d'un gymnase.

C'est le collège Victor-Duruy qui sera construit au 3 rue Molière en 1971 et le gymnase en 1980.


Molière (1622-1673)

Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière, est un dramaturge, acteur et chef de troupe de théâtre français.

Considéré comme le patron de la Comédie-Française, il en est toujours l'auteur le plus joué de nos jours. Impitoyable pour les faux savants, le mensonge des médecins ignorants, la prétention des bourgeois enrichis, l'hypocrisie des faux dévots, Molière aime la jeunesse qu'il veut libérer des contraintes absurdes.
Son but a d'abord été de « faire rire les honnêtes gens ».

Soutenu par le roi Louis XIV, Molière joue et à dirige sa troupe - devenue « Troupe du Roi » - tout en écrivant des comédies de différents genres.: "Le médecin malgré lui" (1666), "Les Fourberies de Scapin" (1671), "L'École des femmes" (1662), "L'Avare" (1668), "Le Bourgeois gentilhomme" en 1670 (avec Lully), "Le malade imaginaire" (avec Marc-Antoine Charpentier) en 1673, "Le Misanthrope" (1665), "Tartuffe", qui fait scandale, (1664-1669), "Les Femmes savantes" (1672), ou "Dom Juan" (1665).

Le 17 février 1673, un an jour pour jour après la mort de Madeleine Béjart (qui fût sa compagne), Molière meurt sur scène lors de la 4ème représentation du "Malade imaginaire".

Montreuil

Carte postale de la route de Montreuil, 1908
Carte postale de la route de Montreuil, 1908

 Fonds D. Codevelle

Entête de la Grande Pharmacie des Rigollots, Marcel Boulé, 2 avenue de Montreuil, sans date
Entête de la Grande Pharmacie des Rigollots, Marcel Boulé, 2 avenue de Montreuil, sans date

Opticien-lunetier, entête, 4bis avenue de Montreuil, 1950
Opticien-lunetier, entête, 4bis avenue de Montreuil, 1950

Société Rapid-Cycles, 10 avenue de Montreuil
Société Rapid-Cycles, 10 avenue de Montreuil

Entête de la société Rapid-Cycles C. Huet, cadres-cycles-réparations, 1944

Montesquieu

Photographie de la rue Montesquieu, 1989
Photographie de la rue Montesquieu, 1989

La rue Montesquieu

En 1931, une partie du sentier de la Bossue, le 2e sentier de la Mare-à-Guillaume et une partie du sentier du Bois-de-l’Aulnay devenaient la rue Montesquieu. 

A l’époque, la voie partait du boulevard de Verdun et se terminait près de la ligne du chemin de fer de l’Est. 

L’actuelle rue Montesquieu, qui a changé d’emprise avec le grand ensemble a été baptisée en 1974.

 

Moreau-David

La place Moreau-David

Une loi du 24 juillet 1860 provoque le rattachement du bois de Vincennes à la ville de Paris.

Les murs qui l’entouraient et qui bordaient le Sud de notre commune allaient donc disparaître.

 Six mois plus tôt, Jacques Boschot, maire de Fontenay exposait déjà :

« Dorénavant, l’entrée (de la ville), fermée de tous côtés par les murs du bois est bel et bien la station de chemin de fer, seul moyen de communication avec Paris depuis la suppression de la route départementale dans le bois. Il importe aujourd’hui de démasquer Fontenay en faisant tomber les murs qui paralysent des terrains qui restent sans valeur. Le seul moyen de donner de la vie à la commune que le chemin de fer fera bientôt connaître, c’est de créer une place communale en face de la gare, et que les murs et la maison du garde du bois disparaissent ».

En 1861, le conseil municipal décide d’acquérir les terrains ainsi que la maison du garde. 

Il était désormais possible de créer une place publique.

Baptisée place de la Station en 1867, elle est aménagée petit à petit, notamment par la création d’un square réservé au chef de gare. 

En 1901, la municipalité décide l’acquisition d’un kiosque à musique provenant de l’Exposition universelle de 1900. 

Il sera démoli en 1939. Seul subsistera longtemps le soubassement en meulière.

Le square sera supprimé en 1909, le conseil considérant que le « développement exagéré des arbustes (…) nuit à l’esthétique et au dégagement de la place ».

Pavée en 1913, baptisée vers 1926 place Moreau-David, elle fut bouleversée lors de la construction de la ligne RER. 

Complètement réaménagée en espaces paysagers, elle est inaugurée en novembre 1977.


David Moreau (1861-1926) 

Propriétaire, bienfaiteur de la commune.

Par testament du 28 mars 1912 il lègue à la commune des immeubles et 7.500 F de rente dont les arréragescomme suit :

  •  1.000 F de rente pour la Caisse des Ecoles à distribuer en 100 livrets de Caisse d’épargne aux élèves les plus méritants de chaque groupe scolaire 
  • 2.000 F pour constituer deux prix annuels à décerner à deux jeunes filles nées à Fontenay et y habitant 
  • 1.000 F pour les cantines scolaires 
  • 500 F pour les colonies scolaires
  • 1.000 F pour la fondation et l’entretien d’un lit destiné à un vieillard à l’hospice.

La propriété sise 27 rue du Clos-d’Orléans devait être affectée à perpétuité à un service public. 

C’est là que se trouve actuellement le conservatoire municipal de musique, de danse et d’art lyrique.

Mot

Photographie de la menuiserie Manfredi, 15 rue Mot, sans date
Photographie de la menuiserie Manfredi, 15 rue Mot, sans date

Entête de l'entreprise Manfredi & Gervalle, 15 rue Mot, 1936
Entête de l'entreprise Manfredi & Gervalle, 15 rue Mot, 1936

Entête de l'entreprise R. Baudot 10 rue Mot, 1932
Entête de l'entreprise R. Baudot 10 rue Mot, 1932

Maison d'alimentation R. Lhotte, 10 rue Mot
Maison d'alimentation R. Lhotte, 10 rue Mot

Facture à entête de la Maison d'alimentation R. Lhotte, 1949

La rue Mot

Par délibération du 4 mai 1845, le conseil municipal indiquait « qu’il est dans l’usage de prouver sa reconnaissance aux familles des bienfaiteurs en consacrant leur nom pour nommer ses voies publiques, ce qui est constant et prouvé par plusieurs antécédents… ».

Ainsi la première partie de la rue Notre-Dame devient la rue Mot, en hommage à un bienfaiteur de la commune.

 


François-Joseph Mot (1768-1841) 

Négociant.

Dans son testament du 31 juillet 1838 il s’exprime en ces termes : « Je donne et lègue à la commune de Fontenay-sous-Bois, une rente perpétuelle de 2400F (…) pour en disposer comme il suit et non autrement.(...) Voulant ramener les bonnes mœurs et l’amour de la vertu au sein des familles agricoles, je donne 600F pour doter la fille reconnue la plus sage et la plus vertueuse de la commune. (…) la rosière sera choisie par Monsieur le Maire, Monsieur le Curé et MM. les notables du lieu.(...)Mille francs sont destinés pour l’établissement d’une école primaire des deux sexes. Sur cette somme il sera prélevé 100F pour acheter des livres de morale qui seront distribués tous les ans sur concours aux élèves les plus studieux et les plus sages de leur classe. » 

Suivaient plusieurs dons : pour les familles indigentes, les pauvres de la commune, les jeunes enfants de la salle d’asile.

Par ordonnance Royale du 10 Janvier 1842, Louis Philippe autorisa la commune à accepter ce legs.

 La première jeune fille proclamée rosière, en 1842, fut Marie-Louise Augustine Laruelle. 

Cet événement donna lieu à un banquet chez Isidore, restaurateur place d’Armes. 

Elle devait se marier le 21 août 1842, jour anniversaire de la naissance de Monsieur Mot, selon ses dernières volontés.

Le conseil municipal, en 1845, prévoit le prolongement de la rue Mot jusqu’aux écoles projetées, à l’emplacement de l’actuelle école Mot. 

Entre 1845 et 1853, il est procédé à l’alignement des deux parties : la première a englobé l’ancienne rue de la Planchette. En 1853, il est procédé à l’alignement des deux parties de la rue.

Ce n’est que dans les années 1860 que la jonction définitive sera effectuée par la démolition d’une maison à l’angle de la rue Notre-Dame.

Moulins

Photographie de la rue des Moulins, 1989
Photographie de la rue des Moulins, 1989

Facture à entête de la Fabrique J. Corini, 5 sentier des moulins, 1945
Facture à entête de la Fabrique J. Corini, 5 sentier des moulins, 1945

Entreprise L. Lagneau, monuments funéraires, 71 rue du Moulin
Entreprise L. Lagneau, monuments funéraires, 71 rue du Moulin

Enveloppe à entête de l'entreprise L. Lagneau, 1910

Ring Fontenaysien, 216 rue des Moulins
Ring Fontenaysien, 216 rue des Moulins

Entête du Ring Fontenaysien, team Fernand Viez, 1948

Entreprise André Hérouard, 237 rue des Moulins, 1948
Entreprise André Hérouard, 237 rue des Moulins, 1948

Carte de visite de l'entreprise André Hérouard, linge de maison-toiles à matelas-draps-coutil

La rue des Moulins

Ancien chemin des Moulins dit chemin-Vert-des-Carreaux. 

Fontenay possédait deux moulins à vent dont nous n’avons pas retrouvé l’origine, mais nous savons qu’au XVIIIe siècle ils appartenaient à la famille Héricourt. 

Le moulin des Carreaux fut démoli en 1849 ; celui des Rosettes en 1872.

Au numéro 231, la maison Fèvre était réputée pour ses bals.

A l’angle de l’avenue de la République se trouvait la Maison Robert, on y dansait ; devenu l’Elysée Palace, il s’y tenait des réunions électorales. 

Dans la même rue la maison Rubi tenait également salle de bal. Elle était le siège de l’Association « l’Eclat de Rire ».

Le premier terrassement de la voie fut entrepris en 1895.

L' alignement fut modifié en 1898 et la viabilité, prévue au budget primitif de l’exercice 1900, fut effectuée en 1901.