Archives municipales - Patrimoine - Fontenay-sous-Bois

Une architecture remarquable

Le " Village d' enfants "

De la Plaine à la ZUP

Vue aérienne du Grand ensemble
Vue aérienne du Grand ensemble

La tour de la Redoute, les logements du Terroir, les tours Montesquieu, le groupe scolaire Edouard Vaillant, les logements du Bois Cadet

Octobre 1977

Cote 156 IN 5

Avant d'être un quartier de la ZUP (Zone à Urbaniser en Priorité), l'endroit où doit s'ériger le groupe scolaire Edouard Vaillant, faisait partie d'un ensemble plus vaste appelé par ses habitants " La Plaine". 

Les lieux-dits de ce quartier ont des noms qui reflètent l'aspect agricole et champêtre de la Plaine : le Bois Cadet, les Soucis. les Grands Chemins, le Champ Isardot, le Terroir, les Culs-Tessons ... 

Le plan de situation de l'avant-projet de 1974 de l'école Edouard Vaillant garde encore ces traces.

Plan de situation, 1974
Plan de situation, 1974

Avant-projet du Groupe scolaire, quartier C d' Aymeric Zublena

1974 

Cote 4 M 149

Depuis le Plan d’aménagement régional de 1935, une grande partie de la Plaine est frappée d’une servitude non aedificandi (non constructible), et composée de zones réservées et d’espaces libres interdisant de ce fait tout aménagement valable. Les constructions existantes sont de peu d’importance et souvent sans autorisations. Les voies de la Plaine ne sont que sentiers ou chemins. La Plaine est en grande partie couverte de cultures de fruits et de légumes, de vergers et d'un peu de vignes, vestiges d'un passé viticole dominant. 

Grâce au tramway, de nombreux ouvriers parisiens viennent y cultiver une petite parcelle de terre. Ils rapportent leur précieuse récolte de fruits et légumes pour leur consommation personnelle de la semaine. 

La partie la plus urbanisée du quartier de l'école se trouve au Sud , vers la zone d'aménagement du Fort de Nogent. Les maisons sont regroupées dans les rues Hoche, Marceau et des Priets. La voie la plus importante est l'avenue de Neuilly, ancien chemin départemental n° 44. 

 La plupart des rues du quartier sont créées et nommées en 1974.  

Culture de choux de Bruxelles
Culture de choux de Bruxelles

Plaine de Fontenay-sous-Bois

Années 1960

Vue de la Plaine
Vue de la Plaine

Vers le Plateau d'Avron

Années 1960

Fonds Dominique Codevelle

Vue vers le Bois Cadet
Vue vers le Bois Cadet

La Plaine

Vers 1965

Fonds Thomas-Lamotte

Travail de la vigne dans la Plaine
Travail de la vigne dans la Plaine

M. Ledoux travaillant dans ses vignes de la Plaine

1911

Fonds Dominique Codevelle

Agriculteur fontenaysien
Agriculteur fontenaysien

Labour mécanisé

Fonds Dominique Codevelle

Dès 1957, la municipalité confie l'étude de la ZUP à la Société d'Aménagement et d'Equipement de la Région Parisienne (SAERP). L' architecte Marcel Lods, proche de Le Corbusier, en est l' architecte concepteur. Il prévoit entre 12 000 et 14 000 logements. 

La ZUP de Fontenay est créée officiellement le 13 janvier 1960. 

En 1965, la nouvelle équipe municipale, dirigée par Louis Bayeurte, fait suspendre la réalisation du plan masse prévu par l'Etat. Elle propose un plan masse à une échelle plus humaine, sans barres et tours de logements. Elle n'a pu annuler l'opération de logements des Larris du Quartier A mais propose pour le reste de la zone des constructions plus basses, des équipements collectifs importants, le tout inséré dans un plan paysager laissant une grande part aux espaces verts. La commune devient le véritable maître d'ouvrage de la ZUP.

Pour plus de détails sur la ZUP, reportez-vous à l'exposition "Fontenay à la Verticale, une histoire du Val de Fontenay" 

La ZUP en construction
La ZUP en construction

Une des tours des Larris au 1er plan

1972

Fonds Dominique Codevelle

La ZUP en construction
La ZUP en construction

Les logements de la Redoute en 1er plan, le cimetière communal à droite, le terrain des futurs logements "Montesquieu" en arrière plan. 

Fin des années 1960

Fonds Pitou

La ZUP en construction
La ZUP en construction

Avenue Joffre, place de l'Amitié entre les Peuples, logements "Les Provinciales", terrain de l'Hypermarché "Auchan"

Fin des années 1960

Fonds Pitou

Ne pas construire "comme d'habitude"

Dès le mois d'octobre 1972, les élus de Fontenay soulignent l'urgence de la création d'un groupe scolaire dans le quartier C de la ZUP. 

Les raisons invoquées ne manquent pas. 

De nombreux logements sont en cours de construction ou viennent d'être achevés et la municipalité est obligée de répartir des élèves de maternelle dans les écoles du vieux Fontenay avec un ramassage scolaire en car. Il faut donc prévoir des équipements collectifs en conséquence.

Il faut également inscrire au plus vite le programme à la prochaine session budgétaire départementale pour permettre le financement.

Au cours du mois de novembre 1972, l' architecte Aymeric Zublena est "pressenti" pour réaliser l'école. 

Le mois suivant, il présente les grandes lignes de son projet lors d'une commission de l'enseignement. Sont présents les élus mais également des représentants des enseignants et le directeur du service de l'urbanisme, Emile Schecroun. 

Michel Parisot, conseiller municipal délégué, demande à de ne pas construire un type d'école "comme d'habitude".

Les premières écoles publiques de Fontenay

Groupe scolaire Victor Duruy
Groupe scolaire Victor Duruy

7, rue de Joinville

Carte postale ancienne

Cachet de la poste 1918

Cote 2 FI 880

Ce type de construction scolaire est né au milieu du XIXème siècle.

Juste avant les lois de Jules Ferry de 1881-1882, un règlement, inspiré des architectes César Pompée et Félix Narjoux, fonde l’architecture scolaire. Les anciennes écoles fontenaysiennes répondent à ces obligations imposées par l' Etat. 

A Fontenay cela concerne les groupes scolaires Victor Duruy, Jules Ferry - Elisa Lesourd, Michelet et Pierre Demont.

Le gouvernement de l'époque veut transmettre les valeurs de la République. Il souhaite une démocratisation de l'école pour tous mais impose un règlement pour les constructions qui garantit une unicité.

La classe doit être rectangulaire, pour un enseignement frontal (méthode pédagogique dite "simultanée" opposée à la méthode "mutuelle"). Un maître est face à une quarantaine d’élèves du même niveau. Elle doit prévoir 1.25 à 1.50 m² par élève. L’éclairage, unilatéral doit venir de la gauche pour bénéficier aux droitiers. La hauteur sous plafond doit être de 4 mètres minimum. La luminosité et la ventilation doivent être de qualité. L’allège (partie pleine sous les fenêtres) doit être haute d’au moins 1.20 mètre pour que l’élève ne soit pas distrait par l’extérieur. 

Les espaces scolaires doivent permettre la surveillance des élèves.

Ce règlement laisse peu de place à l'imagination de l'architecte !

Groupe scolaire Jules Ferry
Groupe scolaire Jules Ferry

64, rue Roublot

Photographie

1990

Cote 333 IN 3

Le programme

Panneau d'affichage du projet
Panneau d'affichage du projet

Ecole Edouard Vaillant

Quartier C de la ZUP en construction

1976

Maquette du projet
Maquette du projet

Groupe Scolaire Edouard Vaillant

1976

Cote 156 IN 3

Maquette du projet
Maquette du projet

Groupe scolaire Edouard Vaillant

1976

Cote 156 IN 3

Dès janvier 1973, les prémisses du programme, établi par A. Zublena, prévoit un établissement pour environ 400 élèves, répartis dans deux groupes scolaires: 22 classes élémentaires et 12 classes maternelles. S'y ajoutent quatre logements de fonction, deux réfectoires et une cuisine centrale.

L'architecte, dans sa notice justificative d'avant-projet, estime que la quartier comprendra 1155 logements. 

Le contrat d'architecte est signé en juin 1973 entre Aymeric Zublena, Guy Autran, architectes et la SAERP. 

Le programme final est le résultat d'une collaboration avec l'Inspection d'Académie, un groupe d'enseignants, des habitants et les élus municipaux. Il répond à l'attente de l'équipe enseignante en matière de surveillance tout en favorisant la mise en oeuvre d'une pédagogie où l'élève et ses besoins individuels sont au centre des préoccupations. L'architecte a concilié la sécurité avec la liberté, la fonctionnalité avec l'innovation. 

Le conseil municipal vote l'avant-projet le 11 avril 1974. Deux mois plus tard, l'Inspection académique le valide. Le 10 septembre 1974 le préfet du Val-de-Marne l'approuve. 

Le terrain, un atout pour l'architecte

Terrain avant la construction
Terrain avant la construction

Groupe scolaire Edouard Vaillant

En arrière plan les logements du Terroir

Mai 1975

Dès 1966, bien avant la décision de construire un groupe scolaire, la ville acquiert des parcelles. La SAERP, dans le cadre de ses missions, poursuit ces acquisitions, pour les revendre à la ville en 1978. 

Pour son projet, l' architecte A. Zublena a la chance de disposer d'un vaste terrain d'environ 16 300 m², encadré par un paysage vallonné. Le groupe scolaire ouvert sur la ville, est installé à flanc de coteau.

Au Sud-Ouest du terrain, se trouve la partie la plus pentue et marquée par le "Talus des Grands-Chemins", préservé de toutes constructions, encore aujourd'hui. Le terrain est bordé à l'Ouest par la tranchée souterraine du RER. Les cours et les terrains de jeux qui bordent l'ensemble isolent les bâtiments de cette tranchée et de la rue. 

L'architecte utilise la pente du terrain (entre 6 et 7 %) pour étager les 4 écoles sur des niveaux différents. 

Cette organisation permet d'éviter un aspect trop compact de l'ensemble, la volumétrie animée offre des perspectives variées et des échelles d'espace très différentes. 

Les bâtiments sont à l'échelle d'un enfant. 

Dessin de l'ensemble
Dessin de l'ensemble

Tracé du RER, les espaces détentes, les bâtiments, les cheminements

Carnet de croquis et esquisses 

1973

Fonds Aymeric Zublena

La construction

La première pierre est posée le 31 janvier 1976. Le maire, Louis Bayeurte, rappelle à cette occasion, les efforts produits et les luttes menées pour que cet établissement sorte de terre. 

Le groupe scolaire Edouard Vaillant a une structure traditionnelle en béton, avec des poteaux-poutres porteurs. Elle répond en cela aux normes imposées par le ministère de l'Education Nationale et notamment la trame de 7.20 mètres entre chaque point porteur. Auparavant, leur écart était de 1.75 mètres. En augmentant les espaces, cela réduisant le nombre de points porteurs et ainsi les préaux centraux peuvent être agrandis.

Ces normes (pour les dimensions des espaces, les surfaces ...), jugées trop contraignantes, ont été assouplis en 1968. Dans les années 1970, les architectes remettent en cause les modèles monotones, imposés par l'Etat. On assiste à l'invention de nouvelles références, à l'échelle de l'élève et cherchant à renouveler les formes. Les villes nouvelles deviennent des laboratoires d'expérimentation en ce domaine. 

A. Zublena s'inspire de ces alternatives autorisées. L'architecture scolaire peut ainsi mieux s'adapter à la pédagogie. 

Pose de la 1ère pierre
Pose de la 1ère pierre

Groupe scolaire Edouard vaillant

Louis Bayeurte, maire est entouré de gauche à droite de MM. Paquot, conseiller délégué, Delaurent, conseiller municipal, Champton, conseiller délégué.

31 janvier 1976

Cote 156 IN 3

Palissade de chantier
Palissade de chantier

Les bâtiments du groupe scolaire en construction

Fonds Dominique Codevelle

Etude techniques structurelles
Etude techniques structurelles

Ecole élémentaire Edouard Vaillant

Extrait du carnet de croquis

1973

Fonds Aymeric Zublena

Etude techniques structurelles
Etude techniques structurelles

Ecole maternelle Edouard Vaillant

Extrait du carnet de croquis

1973

Fonds Aymeric Zublena

Le village d'enfants

Vue d'ensemble
Vue d'ensemble

Groupe scolaire Edouard Vaillant

Guy Autran et Aymeric Zublena

Avant-projet approuvé

1974

cote 4 M 149

Pour éviter un trop grand éloignement des accès à chacune des écoles, A. Zublena propose de centraliser les cheminements vers une place centrale.

Un "forum", vers lequel convergent les allées, constitue le noyau central autour duquel s'articulent les différents bâtiments. 

Les deux maternelles sont regroupées au Sud-Ouest du terrain. Les deux élémentaires sont de chaque côté de celles-ci. Elles sont appelées aujourd'hui l'école du haut et l'école du bas. 

A. Zublena définit "3 couloirs". L'accès aux maternelles est regroupé, celui aux élémentaires est au contraire séparé et répartis de part et d'autre de l'accès de la maternelle.

Chaque bâtiment est relié mais les accès des élémentaires est bien séparé des maternelles. Ainsi les entrées "des petits" de maternelle ne croisent pas celles des "grands" d'élémentaire.

Ce système de déplacements permet aux parents de voir en même temps les enfants sortir soit des écoles élémentaires soit des écoles maternelles.

La place doit s'imbriquer dans l'espace public, permettre aux parents d'attendre la sortie de leur enfant, servir d'espace de réunions pour les habitants du quartier, pour des lieux d'exposition, de manifestations diverses ... A l'origine une clôture est prévue côté Rue Edouard Vaillant mais les autres limites devaient être marquées par des talus et des plantations. Aujourd'hui, une clôture ferme l'ensemble de la parcelle.

Le désir des élus d'une polyvalence de certains espaces est respecté par l'architecte. L'école peut être utilisée en dehors du temps scolaire pour d'autres activités que l'enseignement.

Les cours de récréation et les terrains de jeux se répartissent en couronne autour des bâtiments. Elles sont orientées de façon à bénéficier d'un maximum d'ensoleillement.

Ce traitement architectural des abords peut faire penser à un village piéton pour enfants ou à un village-vacances d'où le nom donné à ce groupe scolaire: "le village d'enfants"

Etude pour un forum
Etude pour un forum

Carnet de croquis

1973

Fonds Aymeric Zublena

Une construction modulaire et proliférante

Croquis d' Aymeric Zublena
Croquis d' Aymeric Zublena

Grille de composition matérialisant la trame

Elémentaire 1, niveau principal

Extrait d'un carnet

1973

Fonds Aymeric Zublena

Croquis d' Aymeric Zublena
Croquis d' Aymeric Zublena

Grille de composition matérialisant la trame

Maternelle 1

Extrait d'un carnet

1973

Fonds Aymeric Zublena

Aymeric Zublena propose de grouper les classes deux à deux, à partir d'un "module hexagonal" qui servira d'unités répétées en fonction des espaces nécessaires et permet de définir de petites unités. Ces petits volumes, isolés rompent avec l'impression de grande collectivité. Cette forme octogonale s'affranchie des classes rectangulaires classiques.

Ses dessins et croquis rappellent la forme alvéolaire d'une ruche. 

Des cloisons mobiles permettent de jouer avec la communication entre ces 2 classes. Chaque classe dispose de son accès de plain-pied à sa propre aire de jeux. 

Les liaisons multiples entre les modules, la recherche d'ouverture maximale des espaces sont au service de la liberté de circulation des élèves. 

Les différences de niveaux assurent aux élèves une séparation visuelle entre un espace de travail scolaire et un espace de détente. 

A. Zublena joue également sur l'articulation entre les vastes préaux communs centraux, classes périphériques et les petits espaces intimes de repos.

En maternelle, il accorde une attention particulière aux coins repos des petits de maternelle qu'il fractionne et les rend accessibles directement des classes. Ce coin doit être une "zone de refuge isolée". 

Tout est fait pour rompre la monotonie des écoles traditionnelles tout en donnant des repères aux enfants.

Croquis d'Aymeric Zublena
Croquis d'Aymeric Zublena

Elémentaire 1, cassure

Extrait des carnets et croquis

1973

Fonds Aymeric Zublena

Plan de coupe
Plan de coupe

Groupe scolaire Edouard Vaillant

G. Autran et A. Zublena

Avant-projet approuvé

1974

cote 4 M 149

Les gradins

Les classes maternelles s'ouvrent sur un vaste espace de jeu collectif central dans lequel sont intégrés des coins pour aider les enfants à se repérer ou à trouver refuge. 

Ces espaces communs se démarquent par la présence de gradins, aux formes très géométriques. 

Cette organisation "en continue" permet, si la pédagogie l'exige, un regroupement d'enfants par intérêts et activités, sans tenir compte des âges.

Les gradins 1 2
Les gradins

Ecole maternelle Edouard Vaillant

Photographie

2021

Plan de l'école maternelle 2 2 2
Plan de l'école maternelle 2

Groupe scolaire Edouard Vaillant

Avant-projet approuvé

G. Autran et A. Zublena

1974

Cote 4 M 149

Les " Tours à rêves "

Les " Tours à rêves " se trouvent à la jonction des deux classes "jumelles" maternelles, en retrait. Deux entrées distinctes permettent aux deux classes d'y accéder indépendamment. L'espace est petit et son niveau est décalé. Il offre la possibilité aux enfants de se mettre temporairement à l'écart pour jouer ou rêver en regardant le ciel. 

Cette recherche traduit dans l'architecture de nouvelles préoccupations pédagogiques centrées sur les besoins individuels de l'élèves. 

Cet élément d'architecte est poétique et singulier, la signature de l'architecte pour cette école. 

Les tours à rêves
Les tours à rêves

Ecole maternelle Edouard Vaillant

1977

Fonds Aymeric Zublena

Les tours à rêves
Les tours à rêves

Croquis pour un essai de mise en couleur

Ecole maternelle Edouard Vaillant

Carnet de croquis

1973

Fonds Aymeric Zublena

Les tours à rêves
Les tours à rêves

Croquis pour un essai de mise en couleur

Ecole maternelle Edouard Vaillant

Carnet de croquis

1973

Fonds Aymeric Zublena

Dénomination et inauguration

Dès 1973, les élus proposent d'appeler le groupe scolaire Pablo Neruda (1904-1973, homme politique et écrivain chilien). Un an plus tard, deux autres noms se distinguent: Anton Makarenko (1888-1939, pédagogue russe) ou Louis Pergaud (1882-1915).

Le conseilller municipal, Gérard Mari préfère ce dernier nom. Louis Pergaud, écrivain connu pour son roman "La guerre des boutons". était un ancien instituteur, Mort pour la France pendant la première Guerre mondiale. 

Le 20 décembre 1974, le conseil municipal choisit le nom d'Edouard Vaillant (1840-1915), homme polique socialiste qui s'est engagé dans le domaine du logement, de la santé au travail et contre le colonialisme. Il s'est illustré également pendant la Commune de Paris.

La première rentrée a lieu en septembre 1976 avec 8 classes maternelles, 12 classes primaires arrivant quelques semaines plus tard, en novembre. Aymeric Zublena a tenu ses engagements en matière de délais. La durée du chantier a été courte, moins de 18 mois.

Le groupe scolaire est inauguré le 5 mars 1977 par le maire, Louis Bayeurte et en présence de M. Jolivet, inspecteur départemental de l'Education Nationale. 

La première rentrée à Vaillant
La première rentrée à Vaillant

Les élèves découvrent leur classe

Novembre 1976

Cote 156 IN 3

La première rentrée à Vaillant
La première rentrée à Vaillant
La première rentrée à Vaillant
La première rentrée à Vaillant
La première rentrée à Vaillant
La première rentrée à Vaillant
Inauguration du groupe scolaire
Inauguration du groupe scolaire

Edouard Vaillant

5 mars 1977

156 IN 4

Inauguration du groupe scolaire
Inauguration du groupe scolaire

Aymeric Zublena, architecte et urbaniste

Aymeric Zublena, architecte
Aymeric Zublena, architecte

Photographie prise lors d'une visite de l'école Edouard Vaillant 

juin 2020

Crédits photographiques: DRAC Île-de-France

Aymeric Zublena est né à Paris en 1936. Son père Charles, d'origine italienne, est un célèbre designer.

Après des études d'architecture à l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts à Paris, Aymeric Zublena obtient son diplôme en 1963. Il complète sa formation en urbanisme au séminaire Tony Garnier. En 1967, il remporte le second Grand prix de Rome sur le thème "Une maison de l'Europe à Paris"

Il enseigne de 1969 à 1995 à l' Ecole d'architecture Paris Villemin; en 1993 à l' Université scientifique de Strasbourg et l'année suivante à l' Ecole Nationale Supérieure des Mines de Nantes. 

De 2002 à 2005 il préside à l'Académie d'Architecture. 

Le 25 juin 2008, il est élu membre de l'Académie des Beaux-Arts de l'Institut de France, dans la section d'Architecture, au fauteuil de Maurice Novarina

En 1973, lorsque l'équipe de Louis Bayeurte s'adresse à lui, il est un jeune architecte, il n'a que 37 ans. Mais il est déjà, depuis 5 ans, architecte en chef de la ville nouvelle Marne-la-Vallée dont il dirige plus précisément les études du centre urbain régional de Noisy-le-Grand. Ce chantier occupe 15 ans de sa vie. 

Durant cette même période, il est architecte de la Mission française d'étude chargée du schéma directeur du Grand Buenos Aires, prévoyant la création de deux villes nouvelles linéaires le long du Rio de la Plata.


Aymeric Zublena recherche à chacun de ses programmes une réponse architecturale singulière, un signe emblématique simple à identifier, une signature.

Pour le groupe scolaire de Fontenay, les bâtiments sont identifiés par leurs fameuses "tours à rêves". Pour l'Hôpital Européen Georges Pompidou, la "rue hospitalière" marque fortement le site. Le Stade de France à Saint-Denis se distingue par la "couverture-disque" ...

Le label "Architecture Contemporaine Remarquable"

Le label « Architecture contemporaine remarquable » est créé par la loi du 7 juillet 2016 relative à la liberté de la création, à l’architecture et au patrimoine.
Il désigne les édifices de moins de 100 ans non protégés au titre des Monuments Historiques.
L’objectif étant de montrer l’intérêt de constructions récentes que chacun peut habiter et fréquenter, faire le lien entre le patrimoine ancien et la production architecturale actuelle et d’inciter à leur réutilisation en les adaptant aux attentes du citoyen (écologique, mémorielle, sociétale, économique…).

Le Groupe scolaire Edouard Vaillant, conçu par l'architecte Aymeric Zublena, a obtenu ce label par décision du Préfet de Région le 31 mars 2021. Ce dernier souligne "l'empreinte utopiste des années 1970" des bâtiments, "un renouvellement des formes et le retour à la liberté de création".

Le label a une durée de 100 ans à compter de son inauguration. Il expire en 2077. 

Logo du label ACR
Logo du label ACR

Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) d'Île-de-France

2021