Archives municipales - Patrimoine - Fontenay-sous-Bois

Un hôpital militaire rue du Clos d'Orléans pour l'accueil des premiers blessés du Front

illustration de l'article
illustration de l'article

journal Excelsior du 5 novembre 1914

enveloppe de l'hôpital complémentaire n°B 48
enveloppe de l'hôpital complémentaire n°B 48

8 rue du Clos-d'Orléans

hôpital auxiliaire 10 rue de Neuilly en 1914
hôpital auxiliaire 10 rue de Neuilly en 1914

 (Fonds D.Codevelle)

Grâce à une récente acquisition du service des archives, nous mettons en lumière un article publié le 5 novembre 1914 dans le journal Excelsior.

L'article revient sur l'inauguration, au 8 de la rue du Clos d'Orléans, de la propriété de Monsieur Henri Ruel en « Hôpital auxiliaire ».

Contrairement au titre de la photographie, celui-ci n'était pas un hôpital auxiliaire mais complémentaire de l'Hôpital militaire Bégin, situé à Saint-Mandé. (document n°2)

Doté de 32 lits, il recevait des soldats dont les blessures étaient classées en catégorie B (« moyenne » importance).

 Les hôpitaux complémentaires dépendaient directement du Service de santé militaire qui réquisitionnait des bâtiments contrairement aux hôpitaux auxiliaires qui étaient organisés de manière autonome, par des sociétés d'assistance humanitaire comme la Société de secours aux blessé militaires (SSBM), l'Union des femmes de France (UFF) ou encore l'Association des dames françaises (ADF). Tel était le cas de l’hôpital du 10 rue de Neuilly (document 3).

 A partir de 1919, Henri Ruel (1850-1929), également propriétaire du Bazar de l'Hôtel-de-Ville (BHV), transforma sa batisse en résidence de vacances pour les orphelins de la rue du Retrait à Paris. En 1926, il en fait don à la congrégation des Sœurs du Très-Saint-Sauveur afin de créer un établissement pour les enfants en difficulté.

 Aujourd'hui la Fondation Henri-Ruel existe et accueille toujours des enfants.

 Retrouvez l'intégralité du journal l'Excelsior sur le site de Gallica